«L’homme qui plantait des arbres» de Jean GionoTexte intégral, en lecture théâtralisée et musicale.Avec Jeff Manuel à la guitare électrique et effets & Maya Paquereau au texte.

LE TEXTE

L’histoire d’Elzéard Bouffier, racontée par le narrateur, se déroule dans une Provence aride, entre 1913 et 1947. Bien que ce récit soit une fiction, le très beau texte de Jean Giono est inspiré de son enfance. La simplicité de l’histoire, son authenticité amène les spectateurs à suivre avec attention les aventures du vieux berger, planteur d’arbres. Pas besoin d’illustration, le texte fait entendre les cigales, les cloches des moutons, les craquements des brindilles sous les pas veloutés du berger, le vent dans
les arbres. Le texte permet à lui seul ce voyage au cœur de la nature. Quant à l’action de l’homme sur celle-ci, elle est simple et bienfaitrice !


Ce texte semble être un éloge à ce que pourrait être l’homme face à la nature. Il remet le vivant à sa place essentielle et l’homme a un endroit où on ne l’imagine plus beaucoup aujourd’hui.

«Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l’âme de cet homme, sans moyens techniques, on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction.»


De la simplicité ressort toute la force du texte et de son histoire, aussi, ne semblait-il pas nécessaire d’expliquer plus. La sobriété de la scénographie avec la récitante et le musicien côte à côte semblait idéal pour raconter avec délicatesse cette détermination
tranquille de... «planter des arbres»... de «les laisser pousser»... et de répéter ces actions chaque jour de vie jusqu’à ce qu’ils deviennent de belles et luxuriantes forêts, porteuses de fraicheur, d’eau et de vie. «L’Homme qui plantait des arbres» de Jean Giono, fait partie de la Compagnie de la TONG depuis sa création par son propos d’une actualité criante.

«Pour que le caractère d’un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles, il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de tout égoïsme, si l’idée qui la dirige est d’une générosité sans exemple, s’il est absolumentcertain qu’elle n’a cherché de récompense nulle part et qu’au surplus elle ait laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d’erreurs, devant un caractère inoubliable.»

LA MUSIQUE

La musique composée et interprétée par Jeff manuel s’entremêle aux mots pour appuyer, soutenir le propos et raconter. L’objectif n’est pas d’illustrer ni d’accompagner la voix. La musique apporte sa propre histoire, complète et enrichit de ses couleurs, de ses humeurs. L’aspect électrique choisit par Jeff manuel contre balance au côté justement très «nature» de l’histoire racontée. Les effets utilisés comme la distorsion pour symboliser la guerre ou l’archer électronique pour voyager avec le narrateur dans les terres chaudes de Provence sont au service de l’histoire comme la voix de Maya Paquereau qui dit les mots de jean Giono. L’homme qui plantait des arbres produit par la Cie de la TONG est un spectacle qui parle d’arbres et de nature, qui parle d’homme et de son pouvoir d’agir. Grâce au texte de jean Giono, il s’agit bien d’évoquer la nécessité du vivant et de l’urgence à se positionner non plus au dessus mais bien au service de la nature.

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